Il y a quelques années, mon corps m’a littéralement arrêté. Une hernie discale, suivi d’un divorce puis d’un burn out sont venus bouleverser ma vie et remettre en question mes repères les plus profonds. Ce que je vivais devenait un véritable appel à me reconnecter à moi–même, à écouter enfin les signaux que mon corps m’envoyait depuis longtemps.
C’est dans ce contexte de remise en question que j’ai découvert la kinésiologie. D’abord comme une aide pour moi, puis comme une voie de transformation personnelle et professionnelle. Ce chemin m’a amenée à devenir kinésiologue à mon tour, avec la profonde envie d’accompagner d’autres personnes en quête d’équilibre et de reconnexion à Soi.
C’est donc tout naturellement que j’ai choisi de consacrer mon mémoire à un sujet qui me touche personnellement : la kinésiologie comme outil de gestion du stress. À travers cette recherche, j’ai voulu explorer comment cette approche holistique peut aider à libérer les tensions, à retrouver un mieux-être durable, et à prévenir les dérèglements liés au stress avant qu’ils ne deviennent invalidants. (Effectué en 2016 après deux ans et demi d’étude et une année de pratique )
Une société sous tension
Par ailleurs, les débats sur la “loi de sécurisation de l’emploi” votée le 14 mai 2013 mettent à jour un état de tension qui traverse la France et le monde du travail.
La Fondation européenne de Dublin ( institut d’études rattaché à la Commission européenne ), a publié les résultats d’une 3e enquête sur la qualité de vie (EQLS 2012) qui porte le sous-titre “ Impacts de la crise” .
Elle confirme que notre pays est handicapé par un niveau de stress particulièrement élevé.
En 2011, à la question :
“ Je me suis senti particulièrement tendu “, 5% des français répondent “ en permanence “ ( contre 3% en moyenne européenne ), 13% “ la plupart du temps”( contre 9%) , 13% “ plus de la moitié du temps “(contre 11%) .
A la base de ce constat , il y a le stress produit par nos peurs, nos inquiétudes, nos insécurités et nos dualités intérieures. En voilant notre discernement, il devient un frein considérable à notre équilibre. Par ailleurs, c’est bien souvent notre perception d’une situation au travers du filtre de nos croyances et de nos peurs, et pas la situation elle-même qui cause notre stress.
Il est cependant possible d’apprendre à mieux le gérer en changeant cette perception par une libération de la charge émotionnelle associée aux évènements vécus comme stressants.
Les outils utilisés en kinésiologie ont une action efficace sur la baisse du stress.
J’ai choisid’utiliser les techniques du Three in One Concepts pour le démontrer.
Principales caractéristiques du stress
Le stress permet au corps tout entier d’affronter un danger réel ou potentiel et de trouver la stratégie adaptée. Il est couramment associé à des ressentis négatifs alors qu’il peut provoquer des sensations positives( ex :dépassement de soi ). Le caractère bénéfique ou néfaste du stress dépend de l’efficacité et de la qualité de l’adaptation de l’individu à celui-ci et à son environnement.
Le stress fait partie de la vie, il en est de même le moteur lorsqu’il nous pousse à agir et à nous dépasser, mais il peut être ressenti comme un handicap quand il nous ronge et nous affaiblit.
Le stress agit toujours selon le même mode opératoire. C’est la nature de l’évènement déclencheur qui diffère.
La stratégie adoptée dépend :
- Des caractéristiques de l’individu, “ ce qu’il est “ avec son style de vie, ses traits de caractère, sa prédisposition génétique au stress, qui peuvent le fragiliser ou le protéger;
- Des facteurs historiques, “ ce que l’individu a subi “, son passé, son réseau social, son niveau socio-économique;
- Des comportements de l’individu face au stress, “ comment il fait face à l’adversité “ et des processus qu’il met en jeu.
Physiologie du stress
Stress aigu ou stress positif, stress chronique ou stress négatif
On parle de stress, vecteur de bien-être, quand le plaisir est au rendez-vous . Pour le ressentir, plusieurs conditions doivent être reunies:
- Un facteur de stress d’une durée et d’une intensité supportables
- Une bonne forme physique : notre système nerveux est capable de reconstituer les réserves suffisantes pour nous “ booster “
- Une bonne forme psychique : la peur d’échouer ne doit pas nous inhiber à l’instant T
- Une bonne évaluation de la situation et une réponse adaptée
La notion de “ stress “ vient du latin stringere qui signifie “rendre raide “, “serrer”, “ presser”.
Elle a été rendue populaire autour des années 1940 par un endocrinologue canadien Hans Selye. Il le décrit comme le moyen physiologique et psychologique mis en oeuvre par une personne pour répondre à un évènement donné et l’a caractérisé comme étant “ un changement brutal survenant dans les habitudes d’une personne, jusque là bien équilibré, qui est susceptible de déclencher un bouleversement dans sa structure psychique et même somatique ( le corps) “ .
Hans Selye a analysé les différentes étapes de ce processus et en a identifié trois principales sous le nom de Syndrome Général d’Adaptation :
1/ La phase d’alarme: le stress à court terme.
Notre corps est confronté à un choc et notre organisme va tout faire pour s’adapter à cette situation. L’énergie du corps est mobilisée pour une réponse en urgence à court terme. On connaît tous, par exemple, la panne de réveil provocant une brusque montée d’adrénaline ( activation du système nerveux sympathique ) qui va permettre de répondre en urgence à une situation stressante. Ici le stress est positif et est généralement suivi d’un retour au calme quand la situation est gérée de façon adéquate ( activation du système nerveux parasympathique ).
2/ La phase de résistance : le stress persiste.
Si l’agent stressant persiste, notre organisme entame une phase de résistance. Il va essayer de rassembler des ressources pour trouver un nouvel équilibre. Le taux d’énergie d’adaptation s’élève. Cette phase peut s’accompagner de tensions corporelles, mentales et émotionnelles conduisant à une sensation de malaise. Les premiers signes d’anxiété apparaissent.
3/ La phase d’épuisement : le stress devient chronique.
Si la situation dure trop longtemps, ou si de nouveaux agents stressants viennent s’y rajouter, l’organisme se fatigue. Le taux d’énergie d’adaptation s’affaiblit, le corps s’épuise mettant en péril notre santé avec baisse de l’immunité et risque d’apparition de pathologies.
Pour mieux comprendre comment nous fonctionnons
La nature nous a dotés d’une faculté d’adaptation à l’environnement, nous offrant ainsi la flexibilité nécessaire pour répondre aux mouvements de la vie, et maintenir l’équilibre entre notre monde intérieur et le monde extérieur. Cependant, face à l’accumulation de stress quotidiens, il arrive que nous nous sentions accablés et submergés par ces aggressions répétitives. L’équilibre se trouve alors rompu conduisant à un mal être nous privant de notre pleine capacité à gérer ces situations de stress. Devenus vulnérables, nous sentons peu à peu s’installer un mal être qui se traduit sous formes diverses : irritabilité, agressivité, anxiété, oppression, etc …… Nous nous sentons comme pris dans un cercle vicieux où il semble qu’un “ petit rien rien suffirait de tout faire chavirer “. Pour mieux comprendre ces états émotionnels qui gouvernent nos comportements humains, revenons brièvement sur le fonctionnement de notre cerveau avec quelques approches de neurophysiologie.
Comment fonctionne notre cerveau ?
Selon la théorie du neurologue Paul Mac Lean, émise en 1970 et unanimement reconnue, notre cerveau est en fait constitué de “ trois cerveaux “ intéragissant, qui se sont développés par couches successives répondant ainsi aux besoins de l’homme au cours de son évolution. Ces trois cerveaux correspondent à des fonctions évolutives bien différentes anatomiquement et psychologiquement. On peut distinguer, du plus interne au plus externe : le cerveau reptilien ou réflexe/archaïque , le cerveau limbique ou “émotionnel” et le néo-cortex ou cerveau cognitif.
Ces trois couches cérébrales empilées correspondent à une chose étonnante : nous avons en nous toute l’histoire de l’humanité. L’homme a d’abord hérité du cerveau reptilien , commun aux reptiles. Il contrôle l’instinct les réflexes, les pulsions, la défense du territoire, le besoin de reproduction. Il tient un rôle dans la survie de l’individu. A ce cerveau est venu se greffer le cerveau limbique. C’est le cerveau qui “ monte la garde “ et “s’allume” en cas de danger. Il est relié à la conservation, aux croyances, aux habitudes, aux mémoires anciennes, dont la mémoire des émotions/sensations/sentiments : plaisir, désir, colère, peur, joie, ….. Il intervient dans la vie relationnelle et l’appartenance au groupe, le besoin de reconnaissance. C’est lui qui contrôle en grande partie notre physiologie dont il régule l’équilibre, “ l’homéostasie”. Il est donc intimement lié au corps.
Enfin est apparu le néo-cortex . Cerveau spécifiquement humain, il est composé de deux hémisphères. Un hémisphère gauche associé à la pensée analytique, logique, rationnelle, au langage … et un hémisphère droit associé à la pensée synthétique, globale, spontanée, à l’intuition…. Non concerné par l’émotion , il contrôle nos capacités d’adaptation, de création, d’évolution de l’humain en conscience. Spécifique de notre espèce, la zone préfrontale est le lieu de traitement et d’intégration des informations, de choix et de décision, d’organisation des actions, d’unification de la personne.

Que se passe t-il en cas de stress ?
En présence d’une situation nouvelle vécue comme un stress, d’un changement dans les habitudes, le cerveau limbique initialement programmé pour répondre au danger, en bon “gardien” de notre équilibre et de notre bien-être, est instantanément mis en alerte. Il déclenche immédiatement une alarme qui interrompt l’activité du néo-cortex, pour se focaliser sur la priorité : le maintien de notre vie et de notre équilibre.
Paradoxalement, au moment où nous en aurions le plus besoin, le néo-cortex ainsi déconnecté nous empêche de penser clairement. Il nous prive alors de nos capacités de raisonnement, d’adaptation à la situation nouvelle et de choix à adopter, dans notre meilleur intérêt. D’où le syndrome bien connu de la “page blanche” lors d’un examen où le savoir engrangé n’est plus accessible à cause du stress, ou encore la sensation de panique incontrôlable lors d’un stress important avec les manifestations physiques peu agréables telles que, le tremblement des mains et des jambes, le coeur qui cogne dans la poitrine, la gorge et l’estomac qui se nouent, la sueur qui coule etc….
La difficulté permanente de communication entre le cerveau “émotionnel” et le néo-cortex peut faire prendre à la vie l’allure d’un combat épuisant où l’on s’efforce de gérer au mieux le quotidien en négligeant parfois une souffrance ou une détresse sous-jacente pourtant bien réelle. Le corps étant intimement lié à nos états émotionnels, pourra être le théatre de gênes physiques diverses autant dans notre vie privée que professionnelle.
Ainsi tout changement ressemblant de près ou de loin à une expérience déjà vécue comme stressante ou un mieux être désiré consciemment , pourra être perçu comme une menace, un risque dangereux et négatifs.
Réaction biologique du stress
Le stress fonctionne un peu comme un réflexe à la suite duquel le système nerveux réagit en sécrétant des hormones qui dopent naturellementl’organisme . Pour faire face aux situations stressantes, un apport supplémentaire d’énergie est nécessaire.
Lors du syndrome général d’adaptation, deux systèmes sont sollicités : le système hypothalamo-sympathico-adrénergique et le système hypothalamo-hypophyso-surrénal.
Le stress aigu
A la suite d’une situation stressante où il s’agit de combattre ou de fuir, l’organisme réagit biologiquement en 2 temps.
La réponse est commandée par le SNA (Système Nerveux Autonome ) qui déclenche la production d’hormones destinées à apporter une réponse à court terme, indépendamment de tout contrôle volontaire.
1er TEMPS LE CHOC
- Le taux de sucre dans le sang s’effondre,
- Le tonus musculaire s’effondre aussi ,
- L’esprit devient confus,
- Des manifestations physiques apparaissent
2e TEMPS LA REACTION
Lorsqu’il perçoit une menace, l’organisme active instantanément l’hypothalamus, une structure du cerveau limbique qui assure l’homéostasie, c’est à dire le maintien à l’équilibre des constantes biologiques ( pression artérielle, fréquence cardiaque et respiratoire ). La réaction de stress mobilise la branche sympathique et donc la médullosurrénale qui libère aussitôt des catécholamines ( adrenaline ) ou “ hormones du stress “. On parle “d’axes du stress” qui est déclenché par deux sortes de stimuli alertant directement l’hypotalamus :
- Les stimuli cognitifs, tels les stimuli physiques ( douleurs , froid, bruit ) et les émotions perçues par les organes des sens et le système nerveux ;
- Les stimuli non cognitifs tels les virus et les bactéries reconnus par le système immunitaire.
Grâce à cet apport d’adrénaline, l’organisme est capable de décupler nos forces mentales et physiques. Néanmoins, il s’agit d’un régime de fonctionnement coûteux dans lequel les réserves énergétiques mobilisables font défaut rapidement. La prolongation de la réaction implique le soutien de l’axe corticotrope( hypothalamus-hypophyse-corticosurrénale ) qui augmente la sécrétion de cortisol.
Dans ces conditions, et si la menace a disparu, la situation est maitrisée, tout rentre dans l’ordre sous l’effet appaisant du cortisol.
Le stress chronique
S’il s’agit d’un stress qui persiste, qui revient régulièrement, l’activation de l’organisme tend à perdurer. Il sécrète des hormones telles que le cortisol, la dopamine, la sérotonine, l’endorphine. Or, les effets bénéfiques en situation de stress aigu, s’avèrent néfastes lorsque le stress devient chronique. En effet le cortisol est responsable d’une augmentation de la dégradation des protéines. Pour produire des substrats énergétiques, l’organisme qui a épuisé ses réserves de sucres et de lipides, attaque ses propres structures.
Cette production de composants énergétiques se traduit par :
- Une augmentation du glucose, des triglycérides et du cholesterol sanguin, à l’origine des maladies cardiovasculaires
- Un effet sur les capacités immunitaires.
Pour pallier les effets négatifs d’une sécrétion excessive et prolongée de cortisol, l’organisme dispose d’un mécanisme de régulation : l’hippocampe, structure du lobe temporal du cerveau. Alors que sous l’effet d’un stress aigu, l’hippocampe freine l’hypothalamus, la sécrétion de CRH (Corticotropin Releasing Hormone *) diminue alors, ce qui réduit celle de cortisol, toxique pour lui.
En situation de stress chronique, il perd sa capacité à freiner l’hypothalamus. L’activation de l’axe corticotrope tend à se pérenniser. Le cortisol reste élevé, il manifeste alors son pouvoir anxiogène et dépresseur et entraîne une dégradation de la mémoire et des capacités d’apprentissage. Vous atteignez ce que les spécialistes appellent “ la phase d’épuisement” ; les réactions de votre SNA* ne sont plus adaptées aux sollicitations de l’environnement.
*CRH ( Corticotropin Releasing Hormone )
Le CRH ou corticolibérine est une hormone produite par l’hypothalamus et agissant au niveau de l’hypophyse. La CRH va stimuler la libération d’ACTH par l’hypophyse qui va, à son tour, stimuler la production des glucocortides( cortisol ) au niveau des surrénales.
*SNA ( Système Nerveux Autonome )

Principales pathologies du stress et conséquences
La liste des conséquences du stress sur l’organisme est longue : hypertension, nervosité, fatigue, troubles divers, anxiété, la diminution de la résistance aux infections, des maladies immuno-allergiques, dépression … Même si le stress n’est pas une maladie, lorsque ce dernier est intense et dure, alors il peut avoir des effets graves sur la santé morale et physique des individus concernés.
Le stress chronique qui dure dans le temps peut être détecté grâce à plusieurs symptômes, physiques, émotionnels et intellectuels :
- Symptômes physiques : douleurs ( coliques, maux de tête, douleurs musculaires, articulaires, etc …) troubles du sommeil, de l’appétit et de la digestion, sueurs inhabituelles….
- Symptômes émotionnels : sensibilité et nervosité accrues, crises de larmes ou de nerfs, angoisse, excitation, tristesse, sensation de mal être ….
- Symptômesintellectuels: perturbations de la concentration ( erreurs, oublis ) difficultés à prendre des initiatives…
Ces symptômes ont des répercutions sur les comportements des personnes qui sont concernées : consommation ou augmentation de la consommation de produits calmants ou excitants comme le café, le tabac, l’alcool, les somnifères, ou encore les anxiolytiques ; modification des conduites alimentaires; comportements violents et agressifs, repli sur soi, difficulté à coopérer.
Impact du stress sur notre vie
En quoi est-ce important de gérer son stress ?
Sous stress, le fonctionnement cérébral est limité, d’où :
Une difficulté à utiliser toutes ses ressources : difficulté de compréhension, manque de concentration, émotions inhibées ou non controlées, manque de confiance en soi, tensions musculaires, rigidité, pensée confuse, mauvaise mémoire, perte de l’estime de soi.
Cela affecte divers domaines de vie :
- Scolaire : difficultés d’apprentissage, déni de ses capacités d’apprentissage…
- Personnel et professionnel : difficultés relationnelles, incapacité d’atteindre ses objectifs, indécision, répétition des schémas du passé, image négative de soi….
Hors stress, le fonctionnement cérébral est optimal d’où :
La capacité accrue d’utilisation de ses ressources :
Clarté d’esprit, planification des stratégies, gestion des émotions, confiance en soi, flexibilité et souplesse, compréhension, mémorisation, concentration.
Cela engendre dans les différents domaines de vie :
- Scolaire : apprentissage intégré, amélioration des résultats, joie d’apprendre…
- Personnel et professionnel : relations sociales et familiales harmonieuses, réalisation des objectifs, action réfléchie et pouvoir de décision, bien-être et estime de soi …
Quand on gère son stress, on s’adapte facilement à ses déclencheurs, dans le cas contraire, la vie peut prendre l’allure d’un combat incessant !
Kinésiologie et stress
Comment la kinésiologie agit sur le stress ?
Le 3 in 1 Concepts ou ONE BRAIN( crée par Gordon Stokes et Daniel Whiteside)
Le TIOC (abréviation de Three in one concept ) signifie : l’intégration du corps, du mental et de l’esprit. Cette technique a pour but d’identifier et de corriger les blocages énergétiques tels qu’ils se manifestent dans le présent, tant au niveau physique que psychique afin de libérer l’esprit de systèmes de croyance conditionnés qui limitent notre perception dans tous les domaines de la vie et nos choix.
Quelques mots de Gordon Stokes : “ Pour résumer la nature de ce que nous faisons: nous désamorçons les émotions du passé qui bloquent les perceptions du présent. Si l’on ne désamorce pas les causes du problème dans le passé, aucune mesure prise dans le présent ne survit au prochain stress similaire. »
L’idée de départ était d’aider les personnes en corrigeant le stress émotionnel négatif qui entraine dyslexies et problèmes d’apprentissage de toutes sortes.
Le TIOC utilise le Test Musculaire comme instrument de Biofeedback du Corps et des 2 hémisphères cérébraux, le Baromètre du Comportement, la Structure/fonction et la Récession d’Age pour identifier, défuser, corriger les blocages causés par des stress émotionnels négatifs dans la mémoire consciente, subconsciente ou cellulaire du corps et du cerveau.
Notre corps se souvient de toute expérience traumatique non résolue .
Une compréhension mentale, passant par les mots de la mémoire par rapport à l’expérience traumatique peut débloquer la conscience .
L’objectif du TIOC est de travailler sur la charge émotionnelle négative, d’identifier et de réduire le stress émotionnel négatif qui génère les symptômes physiques ou comportementaux dans le présent. Il se concentre sur la défusion du Stress émotionnel négatif qui bloque le libre choix et aide les personnes à rendre possible le futur qu’elles désirent vraiment . Cette technique de kinésiologie facilite le Choix positif désiré.
Cerveau et Kinésiologie
Pour comprendre la kinésiologie comportementale, il nous faut envisager le cerveau dans sa composante antéro-postérieure.
Le cerveau postérieur comprend l’aire visuelle primaire, l’aire de Wernicke ( aire de la compréhension du langage ), l’aire somesthésique ( ce que nous ressentons physiquement ), l’aire idéo-motrice ( où va naître l’idée du mouvement ), l’aire auditive et une partie du cortex moteur.
Au centre de ce cerveau postérieur se trouve l’Aire Commune d’Intégration ou C.I.A (Common integrativeArea ), qui va analyser et stocker dans sa mémoire à long terme, toutes les informations captées par nos sens visuels, auditifs, somesthésiques.
De plus la C.I.A va recevoir des signaux directement du Thalamus ainsi que d’autres zones de la base du cerveau.
Son rôle va être d’associer directement ce qui se passe dans notre vie avec l’expérience mémorisée et de choisir la meilleure manière de réagir sur la base des programmes qui se sont déjà établis au cours de notre histoire et qui constituent nos systèmes de croyance.
C’est le centre de notre égo, de l’image et l’estime de soi.
Cette C.I.A fonctionne comme un ordinateur : ce qui a été mis dans le programme va correspondre à ce qui va en sortir par notre langage verbal et corporel.
Que ce langage soit vrai, enrichissant ou contre-productif ne fait pas de différence car la C.I.A n’a d’autre choix que de répéter les comportements acquis suite aux expériences passées. Ceci pour nous éviter de souffrir encore, pour assurer notre survie physique et psychique, fonction prioritaire du cerveau postérieur.
C’est donc cette zone du cerveau qui va répondre aux stress en fonction de ce qui a été enregistré. L’instinct de conservation considère tout changement comme dangereux. Par peur du risque il maintient fortement nos comportements habituels, nos schémas de pensée les plus anciens.
La C.I.A cristallise nos croyances du passé souvent à l’origine de nos difficultés, de nos souffrances et de nos maladies.
- « Attention, n’essaie pas de faire autrement, c’est dangereux ! »
- « De toute façon, tu n’y arriveras pas !! »
- « Non, ce n’est pas à mon âge qu’on peut changer ! »
- « La vie est trop cruelle , c’est un combat permanent ! »
Voilà ce que nous répète sournoisement la C.I.A.Ces réflexions constituent un exemple de système de croyance qui pourrait conditionner notre vécu, notre réalité. Ces pensées négatives enferment la personne dans un système et l’empêchent d’avoir accès aux messages de son corps, à ses besoins profonds.
La kinésiologie comportementale peut rééduquer le mental.
C’est la partie antérieure du cerveau qui va nous libérer des conditionnements, des blocages du mental et du physique.

L’Aire de la Pensée Associative ( Conscious Associationnal Thinking ou C.A.T ) va être à l’inverse de la C.I.A , notre véritable conscience du temps présent, ici et maintenant.
La possibilité d’aller mieux, de vivre plus heureux, nos nouveaux choix, une autre manière d’envisager la vie, l’emploi de nos capacités laissées en friche, tout ce qui peut nous sortir d’un état jugé indésirable réside dans cette zone.
C’est le centre de l’inspiration, de l’imagination et de l’intuition.
La C.A.T est le centre de la mémoire à court terme.
Pour qu’une perception de cette zone soit enregistrée par le cerveau postérieur, il faut qu’elle soit répétée consciemment plusieurs fois ou avoir une très grande intensité émotionnelle ou intellectuelle.
Quand la partie du cerveau qui correspond à la C.A.T est stimulée artificiellement, elle réagit presque uniquement à la lumière. Il n’est donc pas étonnant d’employer des expressions comme “voir clair dans la vie “, “ voir les choses autrement “. Quand il domine notre pensée, le cerveau antérieur nous permet de voir la vie autrement sans le filtre du passé.
A ce moment là , tout devient possible car la C.A.T a le pouvoir d’inhiber toute autre fonction du cerveau et du corps.
En cas de stress, on utilise la partie postérieure du cerveau pour penser . Le stress, qu’il soit d’origine physique ( fatigue ….), émotionnelle ( colère , peur …..) ou chimique ( intoxication …) diminue nos capacités d’adaptation. Nous passons alors en régime de survie commandé par le cerveau postérieur. Le stress agit comme une amputation impliquant une réduction de conscience et le plus souvent une incapacité de choix.
La kinésiologie comportementale est la rééducation de l’intégration avant/arrière du cerveau, elle redonne au sujet des possibilités de choix, là ou il pense qu’il n’y en a pas.
Les systèmes de croyance limitent nos capacités de choix. Ce sont des schémas ou habitudes de penser héritées du passé, qui sont comme des filtres nous empêchant d’être conscient de la réalité.
Nous avons tous nos convictions propres, notre manière particulière de réagir aux évènements, notre interprétation différente de la réalité, un filtre qui va déterminer notre bien être ou notre mal être. Ceci va entrainer une manière souvent inconsciente de vivre et de penser d’après des attitudes limitantes qui nous enferment dans des schémas répétitifs.
L’un des buts de la kinésiologie comportementale est d’élargir nos possibilités individuelles. Ce que nous faisons de notre vie et ce qui s’y passe est le reflet de ce que nous croyons
Exemples d’Outils utilisés en TIOC
Le Baromètre du Comportement
Il représente la colonne vertébrale de la méthode “ One Brain”, il est simple et efficace.
Il est formé de trois parties composées de mots : Conscient, Subconscient , Corps.
Ce tableau permet de déterminer avec précision par test musculaire où se situent les blocages émotionnels qui se manifestent dans notre vie par rapport à un problème psychologique ou physique particulier ou une problématique.
Les 3 Niveaux de Conscience :
Chaque niveau est en interaction directe avec les deux autres.
Le Conscient : représente le présent, notre perception actuelle de la situation.
Le Subconscient : représente l’expérience du passé, celle dont on peut se souvenir, celle qui reflète la raison pour laquelle nous réagissons dans le temps présent.
Le Corps : fait référence à notre expérience de vie toute entière depuis la conception. Il nous permet d’être aussi proche de notre Soi Essentiel, il est notre passé lointain, refoulé, l’expérience première.
Chaque niveau est divisé en 6 catégories constituant un ensemble de mots.
La colonne de droite représente un état émotionnel ressenti négativement ou limitant, tandis que la colonne de gauche représente un état d’esprit desiré ou facilitateur de nouveaux choix.
La partie de droite nous indique dans quel stress émotionnel nous sommes bloqués, la C.I.A contrôlant alors nos comportements.
C’est un point de départ, une proposition de travail pour la personne qui va mettre en mots ses difficultés.
En utilisant les correspondances internes du Baromètre, nous aidons le client à mieux comprendre son processus personnel, ses motivations, ses réactions, ses difficultés, cet état ressenti dont il se dit victime.
En associant les mots du Baromètre avec le contact F/O ( Frontal/ Occipital , points neurovasculaires ) en lien avec la C.A.T, on va permettre au client de s’identifier à un état désiré plus positif, on l’aide à se déterminer, à faire le choix conscient d’une attitude plus favorable.
L’état émotionnel identifié nous dit ce qu’il faut arrêter et l’état mental désiré correspondant nous dit ce qu’il faut commencer. Ce qui permettrait d’aller vers l’état désiré ou le changement désiré.
Le Baromètre est une carte routière comportementale. Il nous montre en même temps ce que nous ne désirons pas ou notre réaction actuelle et ce que nous désirons face à une situation donnée. Il nous dit aussi d’où nous venons et où nous pouvons choisir d’aller.
Par exemple, si quelque chose ne va pas dans notre vie, notre première réaction est l’opposition car nous nous sentons attaqués, dérangés. Si la situation se prolonge, nous allons rentrer dans la colère, nous devenons alors furieux, excédés. Les sensations de colère mènent au Ressentiment (Renfermé, offensé).
Si nous acceptons la situation telle qu’elle est , nous sommes disposés à considérer de nouvelles options et alternatives. Quelque soit notre Choix conscient, nous progressons directement vers la paire suivante INTERET/RESSENTIMENT.
Le CHOIX conscient que nous avons fait dans le temps présent attire maintenant à nous le Passé subconscient. Soit nous retombons dans les schémas antérieurs d’échec dans l’HOSTILITE, PEUR DE PERDRE, CHAGRIN CULPABILITE, soit nous allons de l’avant vers le succès avec l’ENTHOUSIASME, l’ASSURANCE et l’EGALITE .
Tout ceci se construit sur base de l’ensemble de l’expérience de vie de notre corps depuis la conception. Si l’ensemble de cette expérience a été positive nous avançons vers l’UNITE en passant par l’ACCORD car nous savons que nous avons le CHOIX.
Si l’ensemble de cette expérience a été négative, elle nous a donné une attitude d’INDIFERENCE désespérée et un sentiment de SEPARATION parce que nous croyons que nous n’avons pas le CHOIX.
Identifier et défuser l’effet négatif de l’émotion du Passé sur le Choix du temps présent est l’objectif de notre travail.
Le contact F/O ou contact frontal / occipital
En tenant notre front, nous attirons la circulation sanguine vers les lobes frontaux du cerveau et nous activons l’Aire de la Pensée Associative (C.A.T), la partie du cerveau qui réfléchit aux nouvelles manières de faire face aux problèmes et aux questions en cours. Elle peut le faire car elle n’est pas concernée par les émotions, et donc pas limitée par les expériences douloureuses du Passé.
C’est vrai aussi pour l’aire Visuelle Primaire, située dans les lobes occipitaux du cerveau postérieur. Toutes deux, la C.A.T et l’A.V.P ne s’occupent que des images de lumière. Le fait de stimuler la C.A.T permet de “voir la lumière”; ceci se transfère directement vers l’A.V.P ( dans les lobes occipitaux ) qui met ces impressions de lumière en relation avec la mémoire visuelle. Ceci se passe sans aucune émotion. L’émotion n’apparaît que lorsque les données visuelles vont dans la C.I.A pour être comparées à la manière dont nous avons ressenti les données similaires dans le Passé.
En résumé quand nous faisons un contact F/O , nous tenons le front du patient ainsi que l’arrière de son crâne, nous attirons la circulation sanguine vers les deux zones du cerveau qui traitent de la pensée consciente et de la mémoire visuelle sans émotion.
Nous utilisons le Contact F/O lors de la libération du stress émotionnel ainsi qu’avec les techniques de visualisation créatrice.
Le but de cette procédure calme le client, nous n’avons pas changé la mémoire du traumatisme ou du stress mais nous avons changé la réaction au souvenir du traumatisme ou du stress. Et les expériences similaires nous permettront de réagir autrement.
Conclusion
Ce que j’ai appris au cours de cette étude et de mon expérience, c’est que la mémoire des traumatismes du passé conditionnent nos comportements du présent . A cela se rajoute le système de croyance avec lequel nous avons évolué.
A ce titre, le psychologue Taibi Kahler a établi le concept des drivers : ceux-ci sont des messages qui , à force d’être répétés influencent inconsciemment le comportement depuis l’enfance : « Sois parfait », « Fais plaisir « , « Sois fort « , « Fais des efforts », « Dépêche-toi » .
Tout ceci démontre que nous nous sommes construits en n’écoutant pas nos propres besoins, en refoulant nos émotions, en donnant notre pouvoir à l’autre, en nous détournant de notre propre estime de Soi et Amour de Soi ceci étant la résultante d’une façon d’éduquer voire de dresser l’enfant « à l’ancienne « !
Toutes ces mémoires « formatent » l’humain et engendrent des comportements inconscients et contre-productifs qui augmentent le stress et affaiblit le corps à tout niveau (santé physique, mentale, émotionnelle psychologique et physiologique)
Ce que j’ai pu observé c’est que les outils du « TIOC » ont le pouvoir de désactiver la mémoire du traumatisme et change l’impact émotionnel.
Le fait de mettre des mots sur les états émotionnels ressentis permet de réduire le stress. D’autre part « mettre des mots » sur les états désirés permettent de donner une nouvelle perspective pour l’avenir.
Les personnes prennent davantage conscience de leurs besoins, elle développent l’écoute d’elle-même et redécouvrent leur pouvoir de Choix ainsi que les ressentis du Bien-Etre acquis au cours des libérations émotionnelles.
Les effets sont variables d’une personne à l’autre. Parfois spectaculaires, parfois plus discrets, ils consistent en un mieux être, une façon différente de se sentir face aux autres, à la vie, à soi-même.
La personne se surprend à dire ou à faire ce qu’elle n’aurait jamais osé dire ou faire. Souvent l’entourage est le premier à donner son feed-back de cette transformation. La personne est perçue plus à l’aise, plus assurée et surtout plus rayonnante.
3 à 5 séances sont nécessaires pour un changement durable.
Je note aussi qu’il est essentiel que la personne ait une réelle motivation à changer et qu’elle implique sa responsabilité dans ce processus de transformation pour un résultat optimal.
Pour conclure, il est évident que la méthode d’éducation à laquelle est soumis l’enfant représente la source de son épanouissement .
Une Nouvelle façon d’éduquer l’enfant est entrain de naître !!
Les découvertes des neurosciences nous permettent de comprendre comment fonctionne le cerveau de l’enfant et montrent que celui-ci est malléable et que les relations qu’il va vivre vont modifier son cerveau en profondeur. Aussi elles mettent en évidence l’importance d’une éducation bienveillante pour que l’enfant et son cerveau se développent correctement.
Une relation bienveillante c’est veiller à ce que l’enfant se sente bien, une relation empathique c’est-à-dire comprendre ce que vit l’enfant , ses émotions et c’est aussi une relation soutenante, encourageante et aimante , tant de préceptes loin de notre propre éducation .
Nous sommes une génération de transition !
Nous apprenons peu à peu la communication bienveillante par imprégnation alors que nos enfants s’ils maîtrisent ce nouveau langage ont un pouvoir énorme de changement de notre société pour une Nouvelle Humanité Bienveillante !
Bibliographie
http://kinesiologue-nantes.fr/la-notion-de-stress/
Une société sous tension , la France championne du stress au travail
La kinésiologie, art du test musculaire de D. et V. Bernascon
Manuels de TIOC: Tools of the trade, Basic one brain.
Remerciements
Merci aux concepteurs de la kinésiologie .
Merci aux personnes qui m’ont accompagné sur mon chemin de Kinésiologue, les formatrices, les formateurs.
Merci la vie pour toutes ces belles rencontres. Merci la vie de m’avoir permis de donner du sens à ma vie , Merci d’avoir fait la paix avec moi-même, c’est ma part de contribution à un monde meilleur .
Infinie Gratitude.
Mon mémoire de kinésiologie La kinésiologie pour gérer le stress (2016) Carole Matton